Oui. Une extension, une surélévation ou une véranda maçonnée créent des fondations, des murs porteurs, une charpente et une couverture : des ouvrages couverts par la garantie décennale des entreprises, donc soumis à l'obligation d'assurance dommages-ouvrage de l'article L.242-1 du Code des assurances. Pour un particulier qui construit pour lui-même, l'absence de DO n'est pas pénalement sanctionnée, mais elle le rattrape à la revente dans les dix ans : le notaire la mentionne, l'acquéreur négocie, et en cas de désordre vous avancez les réparations en attendant un jugement.
Une extension se tarifie entre le neuf et la rénovation : 2 % à 4 % du coût TTC des travaux, avec une prime minimale de 2 000 à 3 500 € qui pèse sur les petits projets. Une extension de 30 m² à 75 000 € se place entre 2 200 et 3 200 € ; une surélévation à 150 000 € entre 3 500 et 6 000 €. Deux options font varier la note : la garantie des existants, qui couvre la maison ancienne si les travaux l'endommagent, et la garantie de bon fonctionnement des équipements.
Le point faible d'une extension n'est ni le nouveau volume ni l'ancien, c'est la liaison entre les deux : fondations de profondeur différente qui tassent inégalement, fissure à la jonction des murs, raccord d'étanchéité entre deux toitures, mur porteur ouvert pour créer le passage. C'est là que naissent la plupart des désordres décennaux, et c'est pour cela que l'assureur veut une étude de sol, un maître d'œuvre et des entreprises assurées pour les lots concernés, en particulier le gros œuvre et la couverture.
Une véranda sur dalle avec fondations, un garage maçonné ou un abri fermé relèvent de la DO. Une pergola ouverte, un carport sans dalle ou une terrasse bois sur plots sont en général hors champ décennal, sauf s'ils sont ancrés dans la structure de la maison. Dans le doute, la question utile est celle du désordre : s'il peut compromettre la solidité ou rendre le logement impropre à l'usage, la DO s'applique.
Comptez 48 heures pour un devis avec un dossier complet, une à trois semaines pour la mise en place, et l'attestation avant l'ouverture du chantier. Un dossier déposé après le démarrage des travaux est majoré et souvent refusé : l'ordre des opérations est permis, étude de sol, choix des entreprises, DO, puis premier coup de pelle.
Oui. L'obligation d'assurance ne dépend pas de l'autorisation d'urbanisme mais de la nature des travaux : une extension crée des fondations, des murs et une toiture, donc des ouvrages soumis à la garantie décennale.
Il est obligatoire si la surface de plancher totale après travaux dépasse 150 m². En dessous, il n'est pas imposé par l'urbanisme, mais la plupart des assureurs DO exigent au minimum un maître d'œuvre identifié dès qu'il y a de la structure.
Seulement avec la garantie des existants, option à ajouter au contrat. Elle couvre les parties anciennes rendues indissociables des travaux, par exemple le mur mitoyen percé pour relier les deux volumes.
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